12 

Exemple d’un saut évolutif cardinal :
   Quand une partie des individus de l’ancêtre commun des orangs-outans, des grands singes africains et de l'homme ont émigré en Asie, ce n'est pas pour autant que, séparés de leurs congénères, ils ne formaient pas avec eux une même espèce cardinale. Les corps ne pouvaient plus se croiser, mais les esprits se réincarnaient indifféremment à tous les endroits du globe où vivait l'espèce, y compris ceux de la première entité. La séparation eut lieu lors du prochain saut évo
lutif. Là, nous constatons que la première entité de la terre est restée en Afrique. Des individus, parmi lesquels seraient sélectionnés ses parents biologiques, y avaient trouvé les conditions environnementales favorables qui en faisaient le groupe le plus évolué de l’espèce souche.

Ainsi, la première entité de la terre (la cardinale) a été la première entité d’un ancêtre commun aux futurs gorilles, chimpanzés et hommes. C'est elle qui mit au monde une nouvelle première entité collatérale, celle de l’orang-outan, qui débutait son périple à la figure n°0 d’une spirale collatérale (spirale A). Cette entité collatérale s’incarnait en Asie, où se trouvent toujours ses descendants.

Exemple d’un saut évolutif collatéral :
   Chez les chimpanzés, l’existence de deux espèces, d’un côté le chimpanzé commun (ou troglodyte) et de l’autre le bonobo (ou chimpanzé pygmée), indique qu’un saut évolutif a eu lieu dans cette branche collatérale (spirale A) depuis la séparation avec la voie principale du vivant sur terre. Bien entendu, l’espèce souche qui les a fait naître, comme toutes les espèces souches qui mettent au monde de nouvelles espèces, aurait disparu. Les bonobos auraient hérité de la première entité collatérale. Leur petite taille n’est que l’effet de la même influence environnementale exercée sur les Pygmées humains.
« Il [le bonobo] vit dans les forêts marécageuses où subsistent pareillement les pygmées humains. Une telle convergence de réduction de taille suggère d’ailleurs une influence égale du milieu sur les deux espèces » (« UNE FAMILLE PEU ORDINAIRE » Jean Chaline). Les chimpanzés communs seraient donc l’espèce sous-collatérale (spirale B) de la collatérale des bonobos (spirale A).

 L'homme de Neandertal :
   Notre espèce et l'homme de Neandertal (également
homo sapiens) ont cohabité quelques milliers d'années et se sont même hybridés (toutefois, aucun esprit néandertalien n'a survécu jusqu'à aujourd'hui). Alors, pure conjecture bien sûr, mais étant donné qu’à chaque saut évolutif deux espèces au moins naissaient en même temps, si la néandertalienne n’était pas l’espèce collatérale de l’homme moderne c'en était une autre qui s’est éteinte rapidement sans laisser de trace. Que ces deux espèces soient nées du même saut évolutif convient tellement bien ici, que vous me pardonnerez de ne pas résister à la tentation d’en faire la supposition.

La première entité cardinale, celle du tronc de l’arbre de l’évolution, devenait celle de l’homme moderne (le « microcosme intégral »). Cette entité cardinale faisait naître également une nouvelle première entité collatérale (fig. 0 de la spirale A), celle de notre frère jumeau, l’homme de Neandertal, dont l’évolution serait refrénée dans l'état de complexité dans lequel il était à ce moment-là. Mais, les deux espèces sont restées longtemps au même niveau d’évolution (l'esprit de Neandertal était "presque" un « microcosme intégral »).

Dispersée sur la planète, l'espèce souche commune était très diversifiée. Les incarnations des premières entités de ces deux espèces homo sapiens pouvaient se faire dans des régions très éloignées l'une de l'autre. En l'occurrence, la première entité de l'homme moderne (la cardinale, la première entité de la terre) est apparue en Afrique. Ses parents biologiques présentaient déjà des caractères de la future espèce auxquels s’ajouteraient ceux des mutations évolutives. De son côté, la toute nouvelle première entité de l'homme de Neandertal a vu le jour en Europe. Les parents biologiques des hommes modernes étaient différents de ceux des néandertaliens, et pourtant tous les quatre provenaient de la même espèce souche ancestrale.

L’homme n'est rien dans l'univers et, sur cette terre, il n'est nullement nécessaire. Mais, que l'évolution sur notre planète, pendant la première phase, soit parvenue au summum de sa croissance est, je le dis sans aucune arrogance, tout à fait extraordinaire, comme l’a été l’apparition de la vie sur terre. Et ce n’est pas là, la définition de l’anthropocentrisme.