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Si la place des deux infinis, il y "avait eu" le vide abolu, eh bien, dirait Monsieur de la Palisse, là c'est certain, il n'y aurait absolument rien !  Rien ne naît de rien. Aucune spirale d’univers ne naît du vide. Les « spirales cardinales » des univers sont directement issues du monde hors espace. C’est encore cette quatrième dimension que nous retrouvons, vers le petit, après les univers minimaux cardinaux (figure 0). Et s’il n’en était pas ainsi, là aussi, il n’y aurait pas d’infini vers le petit. Ensuite, en libérant une monade aux figures 1-3-5 etc. (tous les univers minimaux ne sont constitués que d'une monade décompressée par du vide), les « spirales cardinales » donnent vie aux « spirales collatérales » (spirales « Création : Action de donner l'existence, de tirer du néant ». Impossible !A), les « spirales collatérales » aux « sous-collatérales » (spirales B), et ainsi de suite.

Le monde mobile :
  L
e temps n’existe pas. La flèche du temps, ici, est remplacée par celle de l'évolution, le continuum « espace-temps » par celui d’« espace-évolution ». Mais, pour nous faire comprendre, nous sommes bien obligés de nous exprimer comme si le temps existait. Dans notre spirale, l'univers qui "découlera" du nôtre, ceux qui "suivront" sont là, et les univers qui "l’ont précédé" également. Le "futur"  va à l’infini vers les univers plus grands et plus complexes ; le "passé" va vers les univers plus petits et moins complexes et s’arrête à l’univers minimal. Si vers "l’avenir" (vers le grand) une spirale d’univers est sans fin, vers le "passé" (vers le petit) elle a un commencement (qui n'a jamais commencé). Et, bien que "tous là en même temps", les individus-univers naissent et meurent, comme tous les individus des êtres vivants, même si ces termes n’ont plus la signification que nous leur avons donnée jusqu’à présent.


Dans les spirales des univers, ce sont les "vides" qui créent les trois dimensions de l’espace. Sans eux, il n’y aurait pas de forme, pas de mouvement. Le langage binaire qui donne la forme à tous les esprits individuels est le contraste des "pleins" sur les "vides". Et la forme du corps est celle de l’esprit. Sans les vides, ce monde ne serait pas celui de la transformation perpétuelle des univers, vers le toujours plus grand et le plus complexe.


Ce monde de l'évolution dans lequel tout se crée et tout se perd en se transformant est l'activité, le chaud, le yang. Ce monde organisé est celui du sens, de la relativité, de la diversité illimitée. Les univers sont des bulles, une décompression du monde immobile, qui lui, au contraire, est beaucoup plus que compressé, vu qu’il est la compacité en personne, la « densité absolue ».

Le monde immobile :
  Le monde immobile, totalement dépourvu de vide, est cette quatrième dimension étrangère à notre imagination. Réserve intarissable de monades, ce monde est extérieur mais ubiquiste (
« qui est présent partout à la fois ») au monde mobile, aux trois dimensions de l’espace des spirales des univers, puisqu’il participe à leur course exponentielle vers le toujours plus grand et le plus complexe en leur délivrant des monades supplémentaires.

Ce monde immuable de la densité absolue est celui de la profondeur. Ses monades n’étant pas de plus en plus petites à l’infini, mais toutes pareilles en un nombre infini, il est le monde de l’uniformité, de l'inertie, du froid, du yin. Ce monde monolithique est l’exact contraire de l’idée que l’on se fait du néant. Il est le plus de "pleins" à l'infini : le « plein absolu ».

Le plein absolu et le vide relatif :
   Le « plein absolu » n’ayant donc pas pu être créé à partir du « vide absolu », comme les spirales des univers, il est là depuis toujours. Ce qui vient d’être dit est une évidence, tombe sous le sens, quand on est convaincu une bonne fois pour toutes que le temps n’existe pas. Le vide ne peut "être" que relatif au plein. Ce « vide relatif » est même essentiel au monde de la forme, du sens, celui des spirales.

Nos esprits sont faits de pleins et de vides. C'est ce vide relatif au plein qui nous procure la faculté d'envisager un vide absolu et, subséquemment, apporte la preuve formelle que ce dernier "n’a jamais été", sans quoi il n'y aurait personne pour l’évoquer et en parler. Et c'est le plein relatif au vide de nos esprits qui nous fait entrevoir le « plein absolu », et par conséquent aussi que tout est là sans avoir commencé.

 Être ou ne pas être :
   Les spirales des univers, qui sont les trois dimensions de l’espace, ne pourraient pas exister seules, sinon, il n’y aurait pas d’infini vers le petit. Quant au « plein absolu », qui est la quatrième dimmension, s’il était seul, non seulement il n’y aurait pas d’infini vers le grand, mais il n’existerait pour personne et ce serait comme si il n’était rien : le « vide absolu ». Rien n'est au-delà de ces deux infinis. "Tout" est dedans. Inséparables, ils sont tout ce qui existe. Ils ne laissent pas le moindre interstice à l’esprit humain pour aller chercher plus loin.

L'esprit de chaque univers (comme tous les esprits individuels) est un texte intégral qui le décrit (comme chaque texte génétique décrit un corps) et raconte son histoire. La plurivalence infinie des monades permet à chaque univers d'avoir son propre sens, ses propres lois physiques de l’esprit et de la matière. Il n’y a pas d’univers infertile, car les lois de chacun sont un tout indissociable. Elles y sont toutes pour une et une pour toutes. Chaque univers a engendré la "vie", même si elle n’a rien à voir avec celle des autres. Et étant donné que tous les sens et toutes les histoires d’univers devaient exister à l'infini, que nous existions, que nous soyons ce que nous sommes, était donc obligatoire, ne doit rien au hasard.

Les univers parallèles :
   Il est grand mais calculable, le nombre de combinaisons dans lequel se trouvera infailliblement les six numéros gagnants du loto. Mais quand il s'agit d'infini, tout est infini. Les deux infinis de cette théorie fournissent un nombre illimité de combinatoires d’univers, alors, il n'y a aucune raison que la combinatoire de notre univers et celles des autres univers n’existent qu’en un seul exemplaire. Elles existent à l'infini. Existent à l'infini des univers semblables au nôtre, avec une planète appelée terre sur laquelle se passe exactement la même chose, au même moment, avec les mêmes personnages. Tout un chacun étant inhérent à son univers, nous ne communiquerons jamais avec nos (vrais) clones.

Il y a encore plus surprenant. Il existe à l'infini des univers presque pareils au nôtre à un détail près et, aussi bien sûr, il existe à l'infini des univers pas complètement différents du nôtre à un détail près. Les détails ne sont pas toujours anodins. Plus court, le nez de Cléopâtre n’aurait-il pas changé la face de la terre ? D’ailleurs, avec les deux infinis, il existe à l’infini des univers dans lesquels le nez de Cléopâtre, plus court, a changé la face de la terre.

Vers un nouveau monde :
  
« Le mot Dieu n'est pour moi que l'expression et le produit des faiblesses humaines » (Albert Einstein).
   Si l'esprit de notre univers, qui décide de ce que nous sommes et règle nos destins (et qui devait forcément être avec les infinis) a probablement inspiré le Dieu des monothéismes, ce n'est pas pour autant qu'il est omnipotent et miséricordieux. L’individualité de l'esprit de notre univers n'est qu'une abstraction sourde à nos prières. (N'est-ce pas la "mauvaise foi" qui nous fait croire qu'un Dieu bienveillant les exauce, alors que par ailleurs règnent l'injustice, le malheur ?) Mais, à cette déréliction, cette théorie apporte une grande compensation. Pour elle, peu importe qu'il n'y ait pas d'être suprême avec des intentions, de père consolateur, peu importe que le paradis ou le nirvâna n'existent pas dans un au-delà, puisqu’elle nous dit que se prépare au cœur même de la vie le « Royaume de l’Esprit ». Si nous cessons à temps nos actes suicidaires sur l’environnement par la folle fuite en avant de notre cupidité, si nous parvenons à bâtir un monde plus juste, c’est-à-dire si nous avons un avenir, nous vivrons pleinement les effets de la seconde phase de notre univers, celle qui verra la suprématie de l'esprit sur la matière.

La plus belle aventure qui est offerte à notre esprit humain, et à lui seul sur cette planète, est cette avance vers toujours plus de connaissance, plus de conscience. N'oublions pas que nous avons encore beaucoup plus à apprendre, à comprendre, que ce que nous avons déjà appris, compris. Jour après jour, vie après vie, la principale raison de vivre pour l’homme, son espérance, est la construction puis la révélation de sa vaste mémoire, l'esprit individuel, pour plus tard découvrir toutes les vérités de l’esprit universel. Ce mouvement a été très lent jusqu’à présent (trop lent pour être perçu), la deuxième phase de l'univers l’accélérer grâce à une mutation sans précédent surprenante : la fusion des esprits individuels entre-eux !

Cette ère nouvelle nous imposera un "savoir-vivre" naturel. Nos esprits, réconciliés par les valeurs universelles, ne pourront plus voir le mal que comme une aberration, et le bien s’imposera à eux comme une évidence. La morale indispensable à la paix de nos sociétés se trouvera dans notre nouvelle humanité. Science avec conscience sera l’essor de l’âme.




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